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Depuis le 1er Avril 2009, le Blog Immobilier révélateur de la nature humaine, a reçu:

 visites  !!!

Vendredi 3 juillet 2009

Beaucoup d'entre vous seront sceptiques à la lecture de l'histoire qui va suivre, surtout dans le contexte d'un blog, où chaque lecteur tente de distinguer le vrai du faux : est-ce véridique ? Peut-on rencontrer dans la « vraie » vie des personnes aussi « perturbées » que celle décrite dans l'anecdote suivante ? Décidément, les « aventures » semblent se suivre à une cadence infernale, dans la vie d'un agent immobilier ? Cette succession n'est-elle pas suspecte ?

 

Bien sûr, je n'ai que ma bonne foi pour vous assurer de l'exacte réalité des faits. J'ai d'autant plus conscience du scepticisme des lecteurs qu'il est parfaitement normal de développer une telle attitude sur le web. En effet, ma parole ne m'engage que peu, finalement, en raison de mon anonymat. Mais les personnes concernées par le récit peuvent tout de même facilement s'identifier car elles se reconnaîtront aisément si elles lisent ces lignes. Alors, le challenge est de relater l'exacte réalité des faits sans trop en dire pour éviter des identifications trop évidentes.

 

Ainsi, quelques détails ont été modifiés dans l'histoire ci-dessous, mais la trame reste exacte. Les faits sont récents et remontent à 3 jours seulement.

 

Mon agence reçoit, vendredi dernier, une offre d'achat (au départ assez basse, puis revue à la hausse en deuxième temps)  au sujet d'une maison ancienne proche de Toulouse.  La candidate à l'acquisition est une dame veuve, assez jeune, mère de 4 enfants. Cette dernière se montre très emballée par la maison. Elle insiste pour réaliser plusieurs visites (4 au total, chacune d'une durée prolongée) dont 2 avec des professionnels du bâtiment et une architecte intérieure. L'offre d'achat réalisée a, de plus, le mérite d'être sans emprunt. En effet, le mari décédé a laissé à priori un intéressant pécule à notre veuve, qui peut à présent acquérir une belle habitation sans s'endetter. Ses précédentes acquisitions depuis son jeune age, avec l'aide de ses parents, lui ont permis, de plus, de se faire aujourd'hui un « petit plaisir » avec cette spacieuse maison.

 

La problématique concerne la vérification de la solvabilité. Cette dernière est en effet difficilement appréhendable car aucun banquier n'est consulté, comme c'est le cas dans cette affaire, pour l'obtention d'un prêt. De plus, le conseiller attitré de la dame ne souhaite pas donner d'information sur le niveau de « cash » disponible sur le compte de sa cliente. Il m'assure en revanche qu'elle a bien été veuve récemment. Il ne peut (ni ne veut) communiquer sur le montant disponible immédiatement, et raccroche, rapidement, décidément peu désireux (gêné ?) de donner des détails.

 

En cas d'absence de condition suspensive relative à l'obtention d'un prêt (comme c'est le cas ici), lorsque l'acquéreur déclare acheter « cash », la période d'incertitude pour les propriétaires est seulement de 7 jours. Après cette période de rétractation légale, l'acquéreur perd les 10% versés s'il se dédie. Ainsi, Les acheteurs réfléchissent généralement à deux fois avant de signer ce type de compromis, sans condition suspensive relative aux prêts. Informés des conditions par le notaire, les propriétaires, en raison des modalités de financement rassurantes de la cliente, acceptent de contractualiser rapidement, même si les vérifications de solvabilité, par mes soins, n'ont pas abouties. Une signature de compromis est donc prévue pour Mardi 30. Les expertises techniques sont commandées.

 

 

En revanche, je ressens, à chaque visite, le réel enthousiasme de la dame pour la maison convoitée. Tout lui plaît : bien sûr, elle modifiera certaines dispositions de pièces mais  l'ensemble de l'habitation la séduit particulièrement, ainsi que le jardin orné d'arbres centenaires. L'acquéreuse s'imagine vivre dans chaque pièce. Elle demande si elle peut photographier toutes les pièces une à une afin de réfléchir aux meubles qu'elle veut placer. De plus, elle semble soucieuse de connaître l'avis de ses parents, qui bien qu'âgés, la soutiennent particulièrement depuis son veuvage. Elle désire donc leur envoyer par mail, préalablement à toute signature, les photos prises pour obtenir un consentement à distance.

 

 

Suite à l'acceptation de l'offre par les propriétaires (grâce à une négociation musclée accomplie par mes soins), l'acquéreuse relance même mon agence par mail le samedi matin, car elle s'étonne de ne pas avoir reçu les dernières factures énergétiques, les renseignements financiers (taxes foncières...), le détail des surfaces, ainsi que les plans. En effet, le scanner de l'agence est panne depuis quelques jours. Le mail attendu par la cliente n'a donc pas été envoyé dans les temps. La décision est donc prise : un de nos collaborateurs se rendra chez elle (aller-retour 40 kms !) le samedi soir vers 20h, après les visites, pour lui déposer les photocopies des documents demandés dans sa boîte aux lettres.  Je suis d'ailleurs bien contente d'avoir pris la décision d'envoyer quelqu'un  à son domicile, car sans attendre 19h30, mon portable commence à sonner : la cliente s'impatiente : « Où sont donc les documents demandés ? L'architecte d'intérieur les a réclamés ! ».

 

Bref, la vente s'annonce plutôt classique, l'acquéreuse semble motivée (c'est le moins qu'on puisse dire), les propriétaires sont contents, les expertises sont en cours, le RDV de signature chez notaire est fixé. Nous voilà placés dans le cadre familier d'une vente « classique ».

 

Lundi, les expertises confirment le bon état général de la maison. Nous informons la cliente des résultats, elle se réjouit qu'ils soient si bons. Elle me dit en riant « J'ai déjà acheté tout le mobilier de jardin pour ma future maison. Vivement Mardi soir, que ce soit signé ! Je n'aimerais pas que le propriétaire change à présent d'avis sur mon offre, alors que je m'imagine déjà y vivre et que mes parents ont adoré les photos !.. ». Je la rassure en lui certifiant que notre agence ne pratique pas de système de surenchère entre les clients. La maison ne lui échappera pas, à présent. Il suffit de signer afin de contractualiser la transaction, mais, à mes yeux, ce dernier point reste (encore) une formalité, le plus difficile (la négociation) étant accompli.

 

La journée du Mardi se déroule calmement en attendant la signature du compromis de fin de soirée. Je m'apprête à quitter l'agence pour me rendre au rendez-vous, fixé à l'étude notariale,  lorsque je vois débarquer, affolée, la cliente. Des sacs « soldes » colorés, pendus à ses deux bras façon « Pretty Woman », indiquent que cette dernière rentre d'une séance de shopping assidue. Elle m'annonce alors le caractère de sa détresse : elle ne pourra pas se rendre à la signature car elle vient d'apprendre par un coup de téléphone que son fils vient juste d'avoir un accident de voiture. Il était passager, assis à côté d'un copain conducteur plus âgé, lorsque la voiture est sortie de la route. Apparemment, le jeune homme a été transporté à l'hôpital pour des examens car il souffrirait d'un  traumatisme crânien. Elle n'a pas d'autre choix que de courir aux urgences, car comme l'adolescent est encore mineur, la signature du représentant légal est exigée par les médecins. Mi-figue, mi-raisin, je lui assure donc que je comprends son « apparente » angoisse de mère et lui propose de repousser la signature à un autre jour : « Pas question », me dit-elle : « Je ne veux pas perdre de temps. N'est-il pas possible de demander aux vendeurs de signer ce soir, comme prévu, puis je passerai demain à 10h signer à mon tour le compromis ! ». Malgré le caractère démesuré  de « l'excuse »,  cette réaction spontanée me rassure, car la cliente semble toujours aussi désireuse de contractualiser : elle aurait tout simplement pu se contenter de remettre la signature à la saint Glinglin !   

 

Je téléphone alors au notaire qui ne voit pas d'inconvénient dans cette formule en « deux-temps ». Je me rends donc à l'étude, comme prévu, et participe à la séance en présence des vendeurs, qui signent, de bon cœur, inquiets tout de même de savoir un jeune homme, déjà orphelin de père, hospitalisé pour un traumatisme crânien, assez sérieux, une heure plus tôt ! 

 

Le lendemain, le notaire me confirme que l'acquéreuse a laissé un message pour certifier sa présence à 10h en vue de ratifier les documents, avalisés la veille par les vendeurs. Je me rends donc à cette deuxième séance de signature. Arrivée avec cinq minutes de retard, je m'émeus de me retrouver pourtant seule avec le notaire dans son bureau. Nous commençons à bavarder. Le temps Passe. 10h25. La cliente n'est toujours pas là. Le notaire, agacé, décide de téléphoner pour prendre des nouvelles et tombe sur la boîte vocale de l'acquéreuse. Plusieurs messages plus tard, je reçois un SMS sur mon portable : « Je ne peux pas parler à voix haute cause médecins dans la pièce. Mon fils doit rester en observation. Ai dormi à l'hôpital. Suis inquiète. Peut-on repousser le rendez-vous à 17h30 ce soir ? Encore désolée. Merci ». Le notaire, décidément bien arrangeant, décale un rendez-vous pour se libérer sur le créneau, plus tardif, demandé par la cliente. Il demande à son secrétariat de confirmer l'heure, de ce troisième rendez-vous, par un SMS, à l'acheteuse.

 

Sortie de l'étude notariale, mes soupçons initiaux sont confortés. Je sais, instinctivement, suite à cette deuxième absence, qu'il existe 90% de chances que l'excuse de la cliente soit fictive. Je me décide donc à téléphoner à tous les hôpitaux et cliniques à un rayon de 30 kms à la ronde. Mon pressentiment se confirme : aucun enfant correspondant à l'état civil n'a été admis aux urgences hier. J'appelle une de mes vieilles connaissances pour vérifier le fichier national des interdictions bancaires et incidents de paiement. Je découvre alors un historique long comme le bras : en 2008, la cliente a connu d'importantes difficultés financières, même si elle n'a jamais été interdite bancaire.  

 

Dans l'après-midi, le secrétariat de l'étude me confirme que notre « Arlésienne » a téléphoné pour expliquer que son fils était sorti finalement de l'hôpital et qu'elle viendrait sans problème à 17h30, comme convenu. N'y croyant plus, je me rends tout de même, résignée, pour la troisième fois, en deux jours, à la même étude pour attendre la même cliente. 18h : toujours pas là.

 

Enervée, j'essaie de la joindre à plusieurs reprises sur son portable : boîte vocale direct. Je me décide alors à me rendre chez elle (40 kms aller-retour). Stupeur, à l'arrivée,  je la découvre allongée sur sa chaise longue dans le jardin, en train de prendre un bain de soleil. La discussion tourne alors au dialogue de sourd :

  • - Mme X. Que faites-vous là?
  • - Ah, bonjour, Mme Ingrid. Je profite un peu de mon jardin avant de le quitter et d'aménager dans ma future maison.
  • - Est-ce que vous savez que vous nous avez posé trois lapins consécutifs chez le notaire et que ce soir, nous vous avons encore attendue plus d'une demi-heure?
  • - Comment? La signature n'est pas prévue demain matin?
  • - Non, Mme X! La signature était déjà prévue hier soir, puis ce matin, puis ce soir à 17h30. Le notaire vous a d'ailleurs confirmé l'horaire de ce 3ème RDV par SMS.
  • - Mais pas du tout. Je ne l'ai pas reçu, ce SMS. Pour moi, je devais venir demain matin, pas ce soir. Je suis embêtée. Vous croyez que je vais perdre la maison?
  • - Ecoutez, le notaire est encore à l'étude jusqu'à 20h. Si vous souhaitez signer, il est encore temps. Rhabillez-vous. Je vous y accompagne.
  • - Mais qu'est-ce que je vais faire de mes 4 enfants? Je ne peux pas les laisser seuls à la maison. Demain, ils seront gardés. Je préfère, comme convenu, me rendre chez le notaire demain matin. Ainsi, je ne les aurais pas dans les pattes. C'est quand mieux de ne pas avoir les enfants lorsqu'on se rend chez un notaire!
  • - Mme X. Pourquoi ne me dites-vous pas que vous ne souhaitez pas acheter la maison? Je peux tout entendre. Il suffit d'être honnête avec moi et j'expliquerai que vous avez changé d'avis aux propriétaires et au notaire.
  • - Mme Ingrid. Pas du tout. Je tiens énormément à cette maison. Je compte l'acheter. J'ai commandé la cuisine et le mobilier de jardin. Il me la faut! C'est un malentendu, c'est tout. Demain à la première heure, j'irai signer chez le notaire. Je le jure sur la tête de mes enfants.

Sur ces mots, je vois arriver un jeune homme, en moto, que je reconnais immédiatement : il est bien le fils miraculé, fraîchement sorti de l'hôpital. Une fois décasqué, je m'aperçois qu'aucune marque ne vient, sur son visage ou son crâne, accréditer la thèse de l'accident de voiture de la veille.

  • - Bonjour, jeune Homme. Vous allez bien?
  • - Oui, Madame.
  • - Vous n'avez pas de problème d'équilibre pour conduire votre moto, suite à votre traumatisme crânier?
  • - ... (silence gêné). Le jeune homme me regarde, puis regarde sa mère, sans comprendre.
  • - J'espère que vous n'avez pas mal à la tête? insistai-je
  • - Euh, non, pourquoi?
  • - Vous direz à votre mère qu'elle cesse de jurer sur la tête de ses enfants car je crains que cela ne vous porte préjudice, à la longue.

 

Je suis partie, sans me retourner, emplie d'une profonde incompréhension. J'ai alors entendu, la cliente, me crier, alors que je m'éloignais : « Mme Ingrid, ne vous inquiétez pas ! J'irai signer demain. Je la veux vraiment, cette maison ! C'est la maison de mes rêves! ». 
 

Réaliser 4 visites, faire travailler plusieurs corps de métier (maçon, charpentiers, architecte d'intérieur, agents immobiliers, notaire, diagnostiqueurs techniques), prendre des photos de la maison sous toutes les coutures, accepter des rendez-vous de signature, affirmer disposer d'une grosse somme en cash (et donc refuser toute clause suspensive de prêt dans le compromis), inventer un grave accident de voiture pour son fils, et j'en passe, ... me semblent relever du déséquilibre mental. Ou (l'idée ne m'était pas venue à l'esprit) ma cliente n'était tout simplement pas de la même planète que moi, car elle ne semblait méconnaîtres les valeurs humaines fondamentales: la droiture, le respect d'autrui, le courage, etc.... Je venais donc de recontrer une extra-terrestre? Je ne voyais pas d'autres explications.

 

Il m'était, bien sûr, arrivé de travailler pour un acquéreur insolvable qui se désistait, ayant appris son refus de prêt. Certaines personnes changent finalement d'avis, entre une offre d'achat et un compromis. D'autres clients ont le mauvais goût de décéder alors qu'ils devaient finaliser leur achat deux jours après...Bref, j'en ai vu des vertes et des pas mûres. Mais jamais aucun client n'avait tenu, en ma présence, une même version basée sur le mensonge, pendant quasiment une semaine, sans accepter d'admettre, placé devant l'évidence, que la maison n'avait été qu'une douce illusion.

 

Le notaire attend toujours la cliente à l'heure qu'il est. Elle n'est bien sûr pas passée à l'étude le lendemain, malgré la promesse faite sur la tête de sa progéniture !

Par Ninon Ingrid - Publié dans : Les clients, des sacrés filous! - Communauté : Immobilier
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Commentaires

Je crois que j'ai rencontré pas mal de "mythos" dans ma vie mais celle ci a l'air vraiment gratinée.

Peut être que cette dame a beaucoup souffert et vit aujourd'hui dans un monde parallèle, étant elle-même persuadée qu'elle peut acheter cette maison (le coup de la commande de la cuisine et du mobilier de jardin, c'est fort de café !)

Attention toutefois à ne pas la rappeler, elle serait capable de vous accuser de harcelement et j'en passe...

C'est dingue comme on peut rencontrer des gens toxiques et autres "trolls" dans notre monde actuel : leur seul but dans la vie a l'air de nous faire perdre du temps, de l'argent et de l'énergie.

Et elle est en liberté, cette dame ?
Commentaire n°1 posté par Le_basque le 03/07/2009 à 20h14
Kikoo Ninon,

Ton acheteuse ne roulerait pas en 4x4 noir, genre mercedes ou un truc dans le genre ? Parceque j'ai eu la même à l'agence.

Je crois que je vais "imposer" à mes négos de lire ton blog car je le trouve formidablement bien écrit et "révélateur" des difficultés auxquelles sont quotidiennement confrontés les agents immo scrupuleux et gardant une certaine déontologie.
Commentaire n°2 posté par SIPF le 03/07/2009 à 23h22
Bonsoir SIPF,
Non, mon acheteuse roulait "modeste": justement, c'est ce qui me plaisait chez elle!! Je me méfie énormément des voitures propres, grosses, chères et neuves. Souvent, elles appartiennent à la banque et grèvent la capacité d'endettement sur 5 ans! Merci pour les compliments. Je serai ravie que mon blog serve à des négos. Cordialement, Ninon
Réponse de Ninon Ingrid le 05/07/2009 à 00h37
Un seul commentaire

Par rapport au scanner on peut utiliser à la place un appareil photo numérique

C’est simple efficace et cela permet de se substituer au scanner en cas de panne

Vous voyez il n’y a pas que les acheteurs qui on des excuses bidons, le scanner en panne elle est bonne celle la, je rigole

Merci pour l’histoire
Commentaire n°3 posté par cjohan le 04/07/2009 à 09h56
@cjohan
Alors pour photographier un plan (format deux fois A3), plié en 8:
1. Prenez un escabeau (monter sur une table ne suffit pas)
2. Montez sur la marche la plus haute pour que le plan apparaisse ENFIN en entier dans votre viseur
3. Demandez à un collègue d'éclairer au maximum (vous demandez au collègue parce qu'en haut de l'escabeau, vous vous rendez compte que la luminosité n'est pas correcte, mais vous n'avez pas envie de redescendre)
4. Prenez vos photos puis visionnez-les: les côtes (mesures) apparaissent comme des pattes de mouche
5. Décidez qu'il est plus simple de faire à l'ancienne: 2 photocopies A3 scotchées. 
Cher Cjohan, vous manquez de pratique!
Bien cordialement, Ninon 
Réponse de Ninon Ingrid le 04/07/2009 à 10h19
Bonjour,

Pour un achat comptant je demande toujours une attestation d'avoir.

J'ai eu par le passé deux cas similaire à cette histoire. Mais le temps d'avoir la banque en ligne et d'avoir la réponse sur l'état financier de l'acquéreur.

Je ne comprends pas que la banque ne vous ait pas mis en garde contre cette cliente.
Commentaire n°4 posté par dana le 04/07/2009 à 10h33
J'ai eu une expérience où j'avais bien demandé le justificatif à la banque de l'apport personnel. La vente ne sait pourtant pas faite
voici l'histoire (elle est vraie)
j'ai un couple qui m'achete la maison de leur voisin en paiement comptant. Le monsieur un peu particulier, je lui demande de me justifier le paiement comptant (220.000euros)
j'ai les documents entre les mains, le compromis est signé tout le monde est content
deux mois plus tard, le monsieur est recherché par la police, percitition à son domicile.... il a disparu, sa femme ne sait pas où il est. Les vendeurs m'appelent completement paniqué. Le lendemain un gros article dans le journal où il est indiqué que mon acheteur fait parti du grand banditisme. oups !!!! et qu'il a détourné des fonds.
je ne peux pas rentrer plus dans le détail, je me suis vu dans un film !
la vente est tombée car il achetait la maison avec de l'argent volée. j'ai un huissier qui est venu chercher le séquestre et il m'a prevenu que j'allais avoir la brigade financière pour savoir si ne n'était pas de mèche avec lui
Cela m'a valu des nuits blanches. J'ai géré les vendeurs complétement paniqué. Heureusement pour eux la maison a été revendue très rapidement.
Commentaire n°5 posté par capucine le 04/07/2009 à 14h45
Chère Capucine,
Ah, oui? Quand même! Mon historiette d'extra-terrestre ne vaut pas un clou à côté de la vôtre. Sacré métier, tout de même. Bon courage à vous pour la suite. Ninon
Réponse de Ninon Ingrid le 05/07/2009 à 00h33
Après le déni de grossesse, le déni d'incapacité d'achat?

Les gens sont fous
Commentaire n°6 posté par Yanis le 04/07/2009 à 14h56
@Yanis,
Il y a beaucoup de pertinence dans votre comparaison entre ces deux attitudes de "déni". Merci pour cela. Ninon
Réponse de Ninon Ingrid le 05/07/2009 à 00h31
Dans ce blog que j'aime à lire pour le plaisir - le talent de la rédactrice - et pour les informations qui y sont contenues, je m'étonne souvent d'une pratique que, certes, je comprends bien mais que je désapprouve tout à fait. Il s'agit de la pratique consistant à s'enquérir de la solvabilité de l’acquéreur potentiel.

Je comprends bien cette pratique dans la mesure où la loi en protégeant l’acquéreur lui offre la possibilité pratique d’assez facilement se dédire grâce à l’appui conciliant de leur banquier complice, retardant de ce fait grandement la vente ultérieure du bien. En contexte déflationniste, on imagine bien le pouvoir de nuisance que cela opère directement pour le vendeur et indirectement pour l’intermédiaire négociateur. De fait, je considère que la loi est trop permissive ou trop facilement contournable pour les acquéreurs potentiels et qu’elle pourrait les inciter à des comportements déloyaux.

Ceci posé, je désapprouve d’autant la pratique consistant à s’enquérir sans son consentement des ressources de l’acquéreur. Elle me semble d’autant à la limite de la légalité, si ce n’était proprement illégale. En qualité d’acquéreur potentiel, je n’aime guère à décliner de telles informations sans que moi-même je n’y trouve un intérêt immédiat (par exemple facilité de la conclusion d’une affaire). En effet, il peut être dans mon intérêt à négocier de signaler mes états financiers. Je prends pour exemple mon cas personnel. Je dispose des capacités financières pour acquérir un bien immobilier de qualité sans recourir au crédit. Toutefois, la bassesse momentanée des taux d’intérêts m’inciterait à en prendre un. Dans ce cas, en aucun cas ma solvabilité financière risquerait de compromettre la vente : je suis solvable. D’autre part, il est intéressant d’égarer le vendeur et de lui signaler les limites « absolues » de mon budget, ceci afin d’exercer une pression à la baisse et inciter le propriétaire à baisser son prix. Dans tout ces cas, il n’est pas de mon intérêt que l’intermédiaire connaisse ma solvabilité. Je pencherai même à penser qu’il serait de mon désintérêt que l’intermédiaire le sache.

Nous sommes donc face à un dilemme gênant. Je serais intéressé que Ninon veuille bien nous en donner son point de vue qui, sans doute, apportera un éclairage nouveau au problème. Y consentirez-vous Ninon ? Je l’espère. Je vous félicite pour vos relations des péripéties de votre métier. Il nous apporte un éclairage pertinent des comportements et travers de chacun des protagonistes d’une vente dans l’immobilier d’habitation. Je rajouterai que j’apprécie votre talent littéraire. Votre blog est l’un des rares qu’il me plait de visiter régulièrement.

Cordialement
Commentaire n°7 posté par Yannick le 04/07/2009 à 15h28
@Yannick,
Merci pour vos gentils compliments concernant mes textes. J'espère que vous poursuivrez les visites sur mon blog pendant longtemps! 
Votre intérêt d'acquéreur est effectivement de ne pas dévoiler votre solvabilité réelle, si celle-ci est supérieure au prix que vous désirez placer dans le bien convoité. En revanche, Votre intérêt d'acquéreur est aussi de rassurer le négociateur et/ou le propriétaire sur vos capacités financières, toujours à hauteur du prix proposé, et ce, dans le but de l'inciter à accepter votre proposition. Il est d'ailleurs inutile pour le négociateur de connaître vos capacités réelles si elles sont supérieures au prix proposé. La vie "privé" des clients ne concerne pas les agences, dès que le cadre financier de la vente est dépassé.  
D'ailleurs, voici comment cela se passe dans les faits: le banquier (comme je l'indiquais lors d'une réponse à Stephen) accepte de délivrer une attestation d'avoir d'un certain montant. Par exemple, vous faites une offre de 200 000 euros Cash: le banquier atteste que vous disposez de cette somme sur votre compte. Mais, peut-être disposez-vous de plus? L'intermédiaire ne pourra pas le savoir (aucun banquier ne le dira, sauf si des relations plus "intimes" existent entre l'agent immo et votre conseiller bancaire, mais cela reste exceptionnel). En matière de prêt, le principe est le même. Si l'offre d'achat est de 200 000 euros, le banquier attestera son accord de prêt à hauteur de ce montant. Mais peut-être pouviez-vous emprunter plus? Ni le négociateur, ni le propriétaire ne le sauront.
Prouver sa solvabilité est généralement un avantage énorme pour assurer de son sérieux et obtenir une meilleure crédibilité pour négocier. Les inconvénients me semblent minimes, surtout lorsque l'acquéreur n'a rien à cacher (en ce qui concerne le seul montant de la vente, bien sûr!). Au plaisir de répondre à vos prochains commentaires. .. Ninon
Réponse de Ninon Ingrid le 05/07/2009 à 00h29
Moi je suis parti du principe que vous envoyez les infos par mail et pas par courtier

1 A2 = 2 A3 = 4 A4
Donc 2 A3 = 4 A4


donc Une photo numerique d'une feuille A4 est tres facile et tres lisible donc pourquoi pas faire 4 photos ou 8 de votre plan et les reassembler par ordinateur
au lieu de monter sur un escabot c'est s'embeter pour pas grand chose

Dans tous les cas sur un scanner classique le A2 ne passe pas


http://www.encyclopedie-gratuite.fr/Definition/Technique/tailles-feuilles.php

Sinon c'est vrai pas beaucoup de pratique mais juste un peu de bon sens pratique

cordialement bon week end
Commentaire n°8 posté par cjohan le 04/07/2009 à 16h03
Là ça relève clairement de la psychiatrie !!

Merci pour ce site sympa qui me réconcilierait presque avec les AI ;-)
Commentaire n°9 posté par patouille73 le 04/07/2009 à 16h32
Bonjour,

Le fils de l'Alien lit ce blog .... si si ..... c'est cjohan ...
Commentaire n°10 posté par Dim33 le 04/07/2009 à 18h06
Bonjour,

Je ne sais pas si expertises techniques et diagnostics techniques sont la meme chose pour vous. Toujours est-il que faire travailler les diagnostiqueurs est absolument indispensable :

- deja parce que vous devez le faire avant l'acte de vente de toute facon, la duree de validite etant de 3 ans au pire,
- et surtout parce que c'est absolument indispensable pour un acquereur avant de faire une offre ! Je vois pas comment on peut faire une offre a un vendeur et pire signer un compromis, avec le risque de decouvrir apres coup qu'il y a 3 tonnes d'amiante friable, que le bien est energivore, que les installations gaz et electricite sont dangereuses, qu'il y a du plomb un peu partout, et qu'il est deja habite par une colonie de termites :-)

En tout cas maintenant si je suis interesse par un bien, j'exige les diagnostics avant meme de reflechir à quoi que ce soit.
Commentaire n°11 posté par acquéreur primaire le 04/07/2009 à 20h42
Bonjour,
Oui expertises = diagnostics dans mon "jargon" personnel. Je partage votre avis sur leur intérêt primordial, même si leur qualité varie énormément en fonction du diagnostiqueur choisi. Alors, attention, les résultats ne sont pas à prendre pour "argent comptant" dans certains cas. J'ai reçu des faux "positifs" sur des demeures qui n'étaient pas termitées car le professionnel avait choisi d'ouvrir un large parapluie afin de se couvrir (il préfère dire qu'il y a des termites, même s'il n'en trouve pas lors de sa visite, comme cela, s'il y en a vraiment, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas les avoir trouvées!). J'ai connu de faux "négatifs", toujours pour les termites: le diagnostic est négatif en Janvier mais l'acquéreur découvre des termites bien installées depuis plusieurs mois dans l'abri de jardin en Mars de la même année!
En dehors de ce débat sur la qualité du diagnostiqueur, je pense que les expertises techniques (comme je les appelle) devraient être obligatoires avant toute mise en vente en agence, mais aussi de pap (Les annonces devraient obligatoirement annoncer les résultats). Les vendeurs seraient obligés d'investir dans les diagnostics avant de tester le marché. Cela éliminerait tous les vendeurs "touristes" (je ne sais pas vraiement si j'ai envie de vendre alors je place un prix élevé).
Cordialement, Ninon
Réponse de Ninon Ingrid le 05/07/2009 à 00h12
Merci pour ce blog! Je viens de le decouvrir et je vous lis avec grand plaisir.

Nous avons la meme profession et je peux vous dire que j'ai eu moi aussi un cas encore plus fou et improbable... Nous avons beau faire notre metier de la maniere la plus droite et juste possible, il y a parfois des personnes "hors du commun" comme ca.... Cela fait helas aussi partie de notre profession.

Merci a vous!
Commentaire n°12 posté par Virginie Gardvici le 04/07/2009 à 21h14
désolé pour ce commentaire qui ne veut rien dire je refait

@Dim33

Pourquoi un peu de calcul te fais si peur que cela.

Faut juste vivre avec son temps


ps s'il y a possibilité de supprimer un commentaire ninon ne te gènes pas
Commentaire n°13 posté par cjohan le 04/07/2009 à 21h38
J'appelle une de mes vieilles connaissances pour vérifier le fichier national des interdictions bancaires et incidents de paiement. Je découvre alors un historique long comme le bras : en 2008, la cliente a connu d'importantes difficultés financières, même si elle n'a jamais été interdite bancaire.

Juste une question, Ninon : pourquoi n'avez vous pas "activé" cette connaissance plus tôt ?
Commentaire n°14 posté par stephen le 04/07/2009 à 22h58
@Stephen,
Lorsque le client demande un prêt, le banquier consulté interroge le fichier national des interdictions et incidents bancaires en premier lieu. Si pas de souci, alors il instruit le dossier et nous informe (parfois) à l'avance: solvable ou pas solvable à hauteur du prêt demandé. En revanche, il dit seulement "Solvable ou pas". Il ne donne jamais de détails ou il ne renseigne pas sur la somme disponible sur le compte: il peut délivrer une attestation d'avoir pour un montant déterminé mais il ne dira pas "Le client demande 200 000 euros, mais il dispose de plus, par exemple 300 000 euros, sur son compte".
Un banquier n'a normalement pas le droit d'interroger le fameux fichier en dehors de sa pratique professionnelle (c'est-à-dire pour rendre service à un ami, agtn immobilier), ni surtout de divulguer à un tiers externe ce qu'il y a découvert. Donc, ma "vieille connaissance" m'a ici rendu un service qu'elle n'a normalement pas le droit de rendre. Je ne le sollicite pas régulièrement car je ne veux pas abuser. Je me réserve cette carte pour les cas suspicieux.
Mais dans l'affaire qui nous préoccupe, les incidents bancaires de 2008 de la cliente indiquent une mauvaise gestion passée, mais pas l'insolvabilité: la cliente aurait très bien pu avoir des pbs avec sa banque l'année dernière mais avoir hérité depuis, et finalement être solvable du montant comptant sur lequel elle s'était engagée dans l'offre d'achat...Cordialement, Ninon
Réponse de Ninon Ingrid le 05/07/2009 à 00h01
le paraître et la superficialité ont depuis longtemps pris le dessus sur la parole donnée et le respect.
Vous êtes invités à me rejoindre pour échanger, pour confronter, pour batailler sur tous les sujets qui touchent à l'actualité, la politique, l'économie, le social.....etc

de gauche, de droite, du centre et d'autres points de vues diamétralement opposés, sans exclusives, en toute liberté et dans le respect mutuel
Commentaire n°15 posté par traumatisme le 05/07/2009 à 08h12
J'apprécie beaucoup votre blog. Bravo.

Par contre, n'auriez-vous pas une ou deux anecdotes plus heureuses et qui vous ont émues positivement. Continuez-vous ce métier uniquement par besoin ? - je ne pense pas. Je crois que c'est un peu comme les profs ou les infirmières. On rencontre, au quotidien, BEAUCOUP, de gens sympas, voire extraordinaires (dans le bon sens du terme). A vous lire on a un peu parfois l'impression qu'il n'y a que du mauvais chez nos concitoyens.....
Commentaire n°16 posté par christophe le 05/07/2009 à 08h41
Christophe,
Vous avez raison, mais jusqu'à présent, j'ai conservé la ligne "éditoriale" que j'avais choisie au départ car le titre du blog est "La Triste Vie d'un agent immobilier"...Le but était de présenter le métier tel qu'il est vécu le plus souvent et non comme les gens se l'imaginent. Les clients pensent souvent qu'il s'agit d'un métier, facile, donné à tous, très facilement rémunérateur. C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité témoigner sur l'envers des clichés.

Je tiens malheureusement à vous dire que je ne rencontre pas BEAUCOUP de gens sympas, ni "extraordinaires" au quotidien. L'immobilier touche l'intime, l'argent, les affaires de famille. Bref, les comportements deviennent primaires et viennent des "tripes". Des gens "extraordinaires" dans leur vie habituelle peuvent révéler leur face la plus sombre lorsque des questions d'héritage, de succession, de gros sous sont évoquées. J'ai donc rencontré quelques concitoyens du "bon côté de la force" et qui ne sont pas passés du côté obscur, malgré les questions d'argent, mais je peux vous assurer qu'ils sont rares! Toutefois, vous avez raison: ils méritent aussi que je parle d'eux. Je m'y emploierai prochainement. Bien cordialement, Ninon 
Réponse de Ninon Ingrid le 05/07/2009 à 11h58
Bonsoir Ninon,

C'est toujours un plaisir de vous lire, et j'imagine que le contact humain doit effectivement vous amener à rencontrer de sacrés numéros...

Je poste ici pour répondre à l'internaute qui, plus haut, soulignait qu'il n'était pas dans son intérêt de révéler l'exacte étendue de son budget. Je partage son avis, mais ma crainte est plus générale que celle que vous évoquez : ce n'est pas dans la négociation d'un bien que je me sens désavantage (même si, effectivement, j'imagine qu'avoir parlé de plus peut être un désavantage, le vendeur sachant que l'on peut, dans certains cas, aller plus loin), mais c'est simplement vis-à-vis de l'agent.

La plupart d'entre eux m'ont fait, comme à la majorité des français, une assez mauvaise impression, et j'ai le sentiment diffus que si j'annonce un budget de X euros, il ne va pas me présenter les biens intéressants à 70 ou 80% de mon budget, s'il dispose dans son portefeuille de biens convenables autour de X euros. De même, il ne sera pas enclin à dire "oui, il y a matière à négocier le prix" s'il sait pertinemment, suite à la visite d'un autre bien, que je suis solvable pour plus... Bref, ce n'est pas vis-à-vis du vendeur que je me sens désavantagé, mais vis-à-vis de l'agent, qui risque d'être moins motivé à inciter le vendeur à baisser le prix (et donc l'agent, sa commission) s'il sait qu'il a peu de chance de rater la vente faute de solvabilité de l'acquéreur. Ses efforts seraient mieux employés à tenter de me convaincre que le bien les vaut...

Du coup, je suis également très réservé quand les agents me demandent mon budget, surtout qu'ils le font, dans mon expérience, avec la délicatesse d'un éléphant en rut.

Je comprends, à la lecture de l'anecdote exposée ici, que cela vous éviterait de perdre du temps si les clients potentiels affichaient clairement leur solvabilité. Néanmoins, souvent, exhiber sa fiche de paye ou sa déclaration d'ISF est plutôt un moyen de se faire pigeonner qu'écouter, et je ne suis pas du tout persuadé qu'il s'agisse d'un atout.
Commentaire n°17 posté par Marc le 05/07/2009 à 20h37
Bonjour Ninon,

merci pour cette petite tranche de vie. Deux commentaires pour ma part:
1- La clause de financement est légale et obligatoire. L'enlever d'un compromis est un outil "marketing" qui peut rassurer mais si un acheteur l'ayant retiré se voit refuser des financements, il peut toujours faire réintégrer la clause via un tribunal d'instance.
2- Concernant la vérification des avoirs, le vendeur d'une maison que nous avons failli acheter a voulu faire vérifier par l'agence auprès de mon employeur que les revenus déclarés étaient corrects. Le vendeur relevait de la psychiatrie je pense.

Merci encore!!!
Commentaire n°18 posté par Chris le 06/07/2009 à 11h31
"si un acheteur l'ayant retiré se voit refuser des financements, il peut toujours faire réintégrer la clause via un tribunal d'instance."

source svp
Commentaire n°19 posté par crapo le 06/07/2009 à 17h20
Bonsoir Ninon,

Votre blog est toujours alléchant et se consulte comme un roman feuilleton.

Au sujet de votre Alien, qui, d'après vos dires relèverait de la Psychiatrie, je me suis demandé s'il ne s'agissait pas plutôt d'une personne rancunière envers votre profession.

On peut imaginer que de nombreux "prisonniers" de la bulle immobilière risque de nourrir une rancune tenace dans les années à venir car ne pouvant plus "évoluer" sur d'autres biens suite à leur achat aux niveaux les plus élevés jamais connus des marchés un certain esprit (non cautionnable bien évidemment) de vengeance ne soit en train de se développer...
Commentaire n°20 posté par Peio le 06/07/2009 à 21h32
@Crapo

source: expérience personnelle. On se croit protégé mais en tant que vendeur, on est très démunis. C'est comme le dédit...qui a envie d'attendre les délais de jugement?
Commentaire n°21 posté par Chris le 07/07/2009 à 09h05
a ninon: que de patience il nous faut dans ce métier...J'ai les mêmes à la maison!!!
Un enfer...de mauvaise foi, de mensonges éhontés, de manque de considération, etc...
cela ferait le plus grand bien à nos détracteurs de venir en stage en agence....Ils comprendraient peut etre mieux la réalité du marché...Quoique, compte tenu de leur mauvaise foi, ils trouveraient certainement ENCORE des prétextes bidons pour nous assurer que c'est nous les "méchants" agents immobiliers
à cjohann, arrête un peu ton cinéma ...peut être ta place est elle plus sur "la bulle"???!!!
Commentaire n°22 posté par sev le 07/07/2009 à 11h06
Je ne doute pas vous en voyez des vertes et des pas mûres dans votre profession. Comme le signale un commentaire plus haut, j'espère que vous avez des rencontres plus heureuse dans votre profession d'agent immobilier ;-)
Commentaire n°23 posté par immobilier Toulouse le 07/07/2009 à 22h20
Moi, de mon côté aussi, j'ai une histoire loufoque, basée sur un tissus de mensonges à la chaîne. Il y a de ça 3-4 semaines, j'ai rencontré une personne qui m'a affirmé coûte que coûte :
- que les prix allaient remonter et repartir à partir de fin 2009
- qu'il n'y avait pas de baisse du volume de transactions
- qu'il avait fait sur le 1er semestre 2009, un CA de +40% par rapport à 2008
- que les taux étaient bas et donc qu'il fallait acheter maintenant, car ils allaient remonter en septembre (si,si)
- qu'il avait plein d'acheteurs en portefeuille, tous prêts à acheter au prix du marché ...
- que les prix actuels n'étaient pas déconnants
- que lui-même venait d'acheter, car c'est le moment d'acheter
- que d'espérer encore une baisse des prix était complètement illusoire de ma part, car c'est fini, ça va repartir
- qu'il n'était pas d'accord avec moi quand je lui annonce que les biens qu'il me montre à + de 2 millions de francs (6 zéros!) sont des tas de briques où tout est à refaire.

Bon, vous l'aurez tous compris, ce n'est pas Mme Soleil, mais bel et bien un agent immobilier d'une grande enseigne (O**i) en région parisienne, qui plus est.

Un alien ?
Commentaire n°24 posté par rob le 08/07/2009 à 10h22
Rob,
Que vous dire à part, Hélas, ce type d' AI dessert les autres...Comme d'ailleurs ma cliente loufoque a certainement desservi les clients sérieux...Car chaque commercial de mon agence réfléchira dorénavant à deux fois avant de se mettre la rate au court bouillon pour déposer des plans un Samedi avant 20h. La prochaine fois, mes commerciaux répondront: "vous aurez les plans Lundi" et malheureusement, cette réponse décevra peut-être, cette fois, un acheteur sérieux qui pensera, que décidément, les agences ne méritent pas leurs honoraires car elles ne sont pas serviables...Bien cordialement, Ninon
Réponse de Ninon Ingrid le 08/07/2009 à 11h30
bonsoir...
blog vraiment intéressant et, ce qui ne gâche rien, bien écrit !
je viens d'y passer un long moment...mais je ne sais pas s'il me réconcilie avec les agents immobiliers ;) !
Commentaire n°25 posté par DanceCommander le 09/07/2009 à 01h27
BONNE SOIREE
Commentaire n°26 posté par celinea.fr le 12/07/2009 à 23h26

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